Frontières Maroc-Algérie : La course aux murailles électroniques ?

L’Algérie entend renforcer son dispositif sécuritaire avec le Maroc. Le voisin de l’Est étudie le projet de l’installation d’une muraille électronique similaire à celle que le royaume construit depuis juin dernier.

L’Algérie serait-elle en train de réviser sa stratégie de surveillance de ses frontières terrestres avec le Maroc ? Il s’avère que les tranchés creusées en 2013, les clôtures grillagées placées en août 2014 et les autres points traditionnels de surveillance avec en prime le déploiement d’un nombre important des corps de l’armée et de la gendarmerie, n’ont pas donné les résultats escomptés. Malgré les centaines de millions d’euros qu’ont couté les différents dispositifs, la contrebande des carburants et le trafic de drogue continuent.

Pour passer au niveau supérieur, les autorités algériennes étudie le projet de renforcer sa bande frontalière ouest avec le Maroc par « un système électronique sophistiqué », notamment avec l’installation de caméras, indique une dépêche de l’APS.

Relance d’un vieux projet

Le texte ne précise pas pour autant si Alger compte installer une muraille électronique similaire à celle que le royaume est en train d’ériger, depuis juin dernier, sur un couloir de 110 kilomètres. Mais ce genre de construction demeure le moyen idoine pour accrocher les caméras et les détecteurs de mouvements de migrants, de contrebandiers ou de terroristes.

Sans vraiment rentrer dans les détails, a dépêche de l’agence officielle algérienne s’est contentée de rapporter les propos d’un haut gradé de la gendarmerie, qui lors d’un point de presse tenu le jeudi 18 décembre à Oran, précise que « la surveillance électronique constitue un soutien au dispositif des unités chargées du contrôle et de la sécurisation des frontières », déjà en place.

L’annonce du recours aux caméras pour la surveillance des frontières terrestres avec le Maroc ne constitue guère une nouveauté. Mai 2013, Dahou Ould Kablia, l’ancien ministre de l’Intérieur, déclarait bien avant ce responsable de la gendarmerie, l’installation de vingt-quatre nouveaux postes de contrôle avec caméras, en vue de « lutter contre la contrebande des carburants et le trafic de drogue ».

Mohammed Jaabouk

Hausse vertigineuse du trafic de drogue du Maroc vers l’Algérie: 614 tonnes de résine de cannabis saisis en dix années

 

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«L’Algérie fait l’objet d’un «drug bombing» (bombardement de drogue) du Maroc». C’est le constat dressé par le directeur général par intérim de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT), M. Mohamed Benhalla, dans une déclaration faite à l’APS. Il dira que «les quantités de résine de cannabis en Algérie ont enregistré une hausse vertigineuse durant les dix dernières années (2003-2013), atteignant plus de 614 tonnes.

Abder Bettache – Alger (Le Soir)


Selon l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT), «les quantités de résine de cannabis saisies en Algérie ont atteint 614 tonnes en dix ans, passant de plus de 8 tonnes en 2003 à plus de 211 tonnes en 2013, soit une augmentation estimée à plus de 2 500% ».

Le directeur général par intérim de l’Office, Mohamed Benhalla, a relevé à ce propos que «les chiffres démontrent une «hausse exponentielle» des quantités de résine de cannabis saisies provenant du Maroc».

Ces chiffres confortent le dernier rapport de l’Office des Nations unies pour la drogue et le crime (ONUDC) pour l’année 2014, qui indique que «la superficie consacrée à la culture de cannabis au Maroc est estimée à 57 000 hectares contre 10 000 hectares en Afghanistan».

Pour la même source, «ces chiffres viennent conforter le rapport élaboré par l’Observatoire européen de toxicomanie et de drogue, publié à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la drogue et le trafic illicite, le 26 juin 2014». «Le Maroc a maintenu sa place en tant que principal pays exportateur de résine de cannabis (hachich) vers les pays européens», lit-on dans le document. Pour le directeur de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie, «en Algérie, les quantités de résine de cannabis saisies en 2004 ont dépassé 12 tonnes. Depuis 2008, ces quantités sont devenues de plus en plus importantes avec plus de 38 tonnes saisies, et en 2012 ces quantités ont dépassé 157 tonnes».

Les saisies «démontrent que d’importantes quantités de drogue sont déversées en Algérie, qui reste un pays de transit et fait l’objet d’un “drug bombing” (bombardement de drogue) du Maroc», a-t-il précisé.

Selon ce responsable, les quantités saisies en Algérie «ont augmenté de 20 fois depuis 2003, mais elles ne représentent que le 1/3 des quantités que font transiter les trafiquants vers d’autres pays».
Il a affirmé que l’Algérie «n’a jamais cessé de soulever le problème du résine de cannabis sur la scène internationale, notamment au niveau de l’ONUDC, exprimant son inquiétude pour la santé des Algériens et l’évolution de la criminalité». «La résine de cannabis, qui est la drogue la plus consommée en Afrique, représente un danger réel pour les pays de ce continent dont l’Algérie», a-t-il averti, mettant en avant «les moyens humains, matériels et financiers mobilisés par l’Algérie dans le cadre de la politique de lutte contre ce fléau».

Il est à noter que le rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) de l’année 2013 présenté en marge de la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite de drogues indique que le «Maroc est le premier pays-source cité par les narcotrafiquants lors des saisies de résine de cannabis dans le monde».

Enfin, il est à noter que malgré les rapports établis par les organisations internationales, le Royaume chérifien ne fait pas marche arrière. Bien au contraire, il continue d’empoissonner la planète, en particulier l’Algérie.
A. B.

Découverte de 4 tonnes de Chira près de Taroudant (Maroc)

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Les services de la Gendarmerie royale d’Ouled Taïma ont saisi, dimanche dans une ferme agricole, près de 4 tonnes de chira dissimulées dans des cartons d’emballage de poulpes destinés à l’export.
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Menée sous la direction du commandement régional de la Gendarmerie royale à Agadir, cette saisie a été opérée dans une ferme agricole aux environs de la commune Ahl Rmel (province de Taroudant), a déclaré à la presse le capitaine Tarik Mellal, commandant de compagnie de la Gendarmerie royale par intérim.

Cette opération s’est soldée par l’arrestation de trois prévenus et la saisie d’une voiture utilitaire et de plusieurs générateurs électriques pour congélation de poissons, précise la même source, ajoutant que les investigations se poursuivent toujours pour l’arrestation de toute personne en relation avec cette affaire.

Algérie-Maroc: La frontière qui déchire des milliers de familles

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En 1994, les familles dispatchées de part et d’autre de la frontière algéro-marocaine ont cessé de vivre en voisin. La fermeture de la ligne, décrétée par les autorités algériennes, il y a tout juste 20 ans, les a condamnées à l’éloignement, voire à l’oubli. Algérie-Focus est parti à leur rencontre.

De notre envoyée spéciale à Marsa Ben M’hdi (dit Port-Say)

« Vous voulez traverser ? », propose un gendarme algérien, debout sur l’autre côté du fossé, avant qu’une seconde silhouette fluette, habillée de vert, ne surgisse. On leur demande où s’arrête l’Algérie, ils désignent nonchalamment les buissons derrière eux. « Et là, c’est le Maroc », disent-ils, la main tendue vers les bâtisses, qui se dressent à seulement une poignée de mètres de nous. A regarder ces villas surplombées par un nuage chargé de pluie, rien n’indique que Bni Drar est l’une des plates-formes marocaines du « trabendo ». Et pourtant la nuit, des dizaines d’ânes, transportant des bidons d’essence remplis à ras bord, se frayent un chemin à travers les tranchées, creusées par les autorités algériennes pour ralentir le flux des contrebandiers, et reviennent du Maroc délestés de leur marchandise. « Vous pouvez traverser mais vous ne pouvez pas revenir », mettent en garde les gendarmes.

bni drar

La frontière fermée la plus longue au monde

Un aller sans retour, c’est tout ce que propose l’Algérie aux passants qui souhaitent se rendre de l’autre côté. En 1994, suite à l’attentat terroriste commis à Marrakech, impliquant trois jeunes Algériens, Rabat impose un visa aux voyageurs algériens. Vexé, Alger répond en fermant sa frontière terrestre. Bien que le pouvoir marocain soit revenu sur sa décision, supprimant le visa pour les ressortissants algériens en 2004, la frontière terrestre est restée close. L’Oriental, comme les riverains marocains la surnomment, reste ainsi, avec ses quelques 1 600 kilomètres, la frontière fermée la plus longue au monde.

lotfi poste fronitère

Et un terrain propice au trafic en tous genres. A l’ombre des arbustes courant le long de l’oued Kiss, qui sépare naturellement les deux pays sur la partie septentrionale de la frontière, les échanges informels ont bourgeonné. Des millions de litres de carburant algérien coulent dans les voitures marocaines, sur les rayons des supermarchés à Oujda et Saïda, le Selecto et d’autres produits alimentaires algériens se vendent pour une bouchée de pain, tandis que le kif marocain trompe la vigilance des douaniers et se déverse par centaines de tonnes en Algérie.

Un commerce clandestin fructueux, géré, du côté algérien, depuis les terrasses de cafés de Maghnia. Ville anarchique, aux routes défoncées et aux trottoirs déglingués, Maghnia ne paye pas de mine à première vue. Situé à seulement une vingtaine de kilomètres de sa sœur marocaine, Bni Drar, il s’agit pourtant du fief des trafiquants de carburant algériens, qui, pendus toute la journée au téléphone, ont amassé des fortunes colossales ces vingt dernières années. Selon des estimations, 50 000 familles vivraient de ces échanges interdits de part et d’autre de la frontière et n’ont donc aucun intérêt à voir les postes frontaliers rouverts aux voyageurs.

Familles déchirées

Mais dans cette guerre fratricide entre l’Algérie et le Maroc, certains se retrouvent piégés dans ce no man’s land, où les influences des deux pays se marient harmonieusement. En verrouillant l’accès par voie terrestre au royaume chérifien, les autorités algériennes ont brisé des milliers de familles algéro-marocaines, vivant sur son sol. Sur la plage de Moscara, sable ocre et rochers massifs, située dans la station balnéaire de Marsa Ben Mhdi (dit « Port-Say »), la blessure est particulièrement douloureuse pour ceux qui ont cessé de voir un oncle, un cousin, des grands-parents, quasiment du jour au lendemain, suite à la fermeture de la frontière terrestre. Hamouda, 45 ans, les lèvres couvertes par une moustache épaisse et la poigne ferme d’un ex-gendarme, ne compte pas le nombre de fois qu’il a franchi la frontière jusqu’en 1994 pour rendre visite à sa tante et ses cousins. « On allait tout le temps à Saïda. Le week-end, en semaine… Attention, là-bas c’est la grande classe, c’est propre », dit-il en ramassant un mégot de cigarette sur le sable de Moscara. Avant cette date, il lui suffisait de quelques brassées ou de trottiner quelques pas pour rejoindre la plage de Saïda la Marocaine.

Depuis le 27 août 1994, les habitants de Port-Say, dans la situation de Hamouda, doivent rouler jusqu’à Tlemcen ou Oran (les aéroports les plus proches), embarquer à bord d’un avion, atterrir à Casablanca ou Rabat et reprendre la route jusqu’à l’Oriental. Un voyage long, épuisant et onéreux. Ce n’est donc plus que pour de rares occasions que les Algériens envisagent de franchir la frontière. Sur le front de mer, où les glaciers se disputent les faveurs des derniers vacanciers, les habitants de Marsa Ben Mhdi racontent qu’aujourd’hui seul un drame familial les incite à voir leurs proches au Maroc. « J’ai deux oncles et une tante de l’autre côté. La dernière fois que je les ai vus c’était en 1990. Ma mère s’apprête à aller voir sa sœur à Agadir pour la première fois depuis 24 ans en octobre inchallah parce qu’elle est très malade. Elle a payé 25 000 Da son billet d’avion, c’est trop cher », confie Hamid, 35 ans, derrière la caisse d’une alimentation générale.

Reste la traversée clandestine. Des réseaux de passeurs algériens et marocains proposent leur service pour 2.000 Da. Une somme dérisoire, alléchante mais la peur du risque encouru finit par l’emporter. « Je ne veux pas terminer en prison », lance Mohamed, le visage mangé par une barbe et un maillot de bain dissimulé sous un qamis, qui confie avoir renoncé à rendre visite à sa grand-mère marocaine. A Marsa Ben Mhdi, ce sont surtout les autorités marocaines que l’on craint. « Si le Makhzen t’attrape, tu es foutu », se soucie Hamid. Sur place, personne ne sait vraiment ce que risque un fraudeur, pris en flagrant délit. Les habitants parlent d’une peine sévère de plusieurs mois d’emprisonnement. Posté sur la digue qui fait office de frontière, un gendarme, à l’allure d’un adolescent armé, nuance : « C’est du cas par cas ». La sanction dépend surtout des motivations de la personne arrêtée à cheval entre les deux territoires et de ses liens avec les trabendistes, explique sommairement le jeune officier, d’un filet de voix.

touriste sur la frontière

A défaut de la traverser, de rares familles mixtes, qui vivaient autrefois comme des voisins, et dont les liens ne se sont pas distendus malgré l’éloignement géographique, se donnent rendez-vous sur la frontière. Sur les routes nationales parallèles, à l’ouest la marocaine, à l’est l’algérienne, qui longent la ligne de démarcation, un virage serré est le point de rencontre privilégié. Des belvédères ont d’ailleurs été aménagés de part et d’autre de la séparation pour accueillir ces retrouvailles familiales. Si ce n’est les rangées de drapeaux, rouge d’un côté, blanc et vert de l’autre, et la patrouille de gendarmes algériens au regard faussement méchant, rien ne rappelle que sous l’oued coule la frontière fermée entre le Maroc et l’Algérie. Ici, les familles déchirées secouent leurs bras, comme des naufragés, pour se saluer, tandis que les touristes curieux, venus parfois de loin, reluquent leurs voisins maghrébins ou prennent la pose.

En réalité, la plupart des riverains ont tourné le dos à la frontière bien avant sa fermeture prolongée à partir de 1994. Dans la station balnéaire de Port-Say, les habitants n’ont que vaguement entendu parler des membres de leur famille restés de l’autre côté après l’Indépendance ou chassés par les autorités algériennes au milieu des années 1970. A cette époque-là, plus de 35 000 Marocains ont été sommés de plier bagages, punis par le pouvoir algérien suite à la nationalisation ou “marocanisation” par leur royaume en 1973 des terres agricoles appartenant à des milliers d’agriculteurs algériens. Ces derniers possédaient un immense patrimoine foncier agricole au Maroc. « Je dois avoir de la famille là-bas… Peut-être… En tout je n’ai jamais eu de contact avec eux », réfléchit Mohamed, maître nageur sur la plage de Moscara, la peau dorée par le soleil. Assis à ses côté, Abderrahmane, vendeur de thé à la sauvette, raconte avoir complètement perdu de vue sa famille marocaine en rentrant au bled en 1962.

Pour eux, la fermeture de la frontière terrestre n’a donc qu’entériné un éloignement familial déjà ancien.

 

frontière mur

Et Mohamed n’est pas prêt de faire la connaissance de ses cousins marocains. Pour célébrer les 20 ans du verrouillage de la frontière terrestre, les Etats algérien et marocain ont décidé d’ériger un mur. Motifs invoqués à Rabat et Alger : la lutte contre les réseaux de contrebande et le terrorisme dans le Sahel. Le premiers cirons et barbelés ont été posés il y a près de deux mois, le mur s’étendra jusqu’au sud de la frontière, indique le jeune gendarme posté sur la digue. Sur la jetée de Port-Say, qui offre une vue imprenable sur la plage de Saïda, ont est guère étonné que la situation politique ait empiré au fil des années mais on espère secrètement un sursaut de fraternité. « C’est la colonisation qui a créé les frontières mais en fait nous sommes tous frères », répète-t-on à Marsa Ben Mhdi.

 

Maroc Benguerir: 4 tonnes de résine de cannabis saisies

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Les éléments de la gendarmerie Royale ont réussi à saisir, dimanche soir à Benguerir, une quantité record de 4 tonnes de résine de cannabis, a-t-on appris auprès des autorités locales.

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Les gendarmes, en poste à un barrage de contrôle au niveau du péage de l’autoroute à l’entrée de Benguerir, ont intercepté un véhicule utilitaire qui transportait cette quantité de drogue conditionnée en plaquettes.
Le chauffeur du véhicule et son passager ont été arrêtés et mis en garde à vue. Une enquête a été ouverte pour identifier l’ensemble des personnes impliquées dans ce trafic de drogue, précise-t-on de même source.
Cette saisie vient après celle opérée vendredi soir par la douane, et qui a donné lieu à la récupération d’une quantité de plus de deux tonnes de drogue, au niveau de la commune Kaa Asras sur la route nationale N 16 reliant Tétouan à El Hoceima.

Quatre trafiquants de haschich tués par l’armée algérienne.

Communiqué du 30 Octobre 2014

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Le mercredi 29 octobre à 6h30, 4 trafiquants de drogues armés, dont la nationalité n’a pas été communiquée, ont été tués par l’armée algérienne au nord de la ville d’Aolef, dans la région d’Adrar, à quelque 1.500 km au sud-ouest d’Alger.

Durant cette opération une 1,5 tonne de kif traité en provenance vraisemblablement du Maroc ont été saisi ainsi que des armes et des téléphones satellitaires

L’ONG  » Frontière sans Kif  » estime que cet évènement dramatique, en plein territoire algérien, à plus de 700 km de la frontière marocaine, durant lequel des hommes ont trouvés la mort est révélateur d’une radicalisation entre Alger et Rabat sur la question de la lutte contre le trafic de drogue.

Malheureusement, l’ONG « frontières sans Kif » pense, que dans un contexte de relations dégradées entre l’Algérie et le Maroc, ce type d’évènement tragique est amené à se reproduire dans les prochains mois.

Hassan Ben m’Barek

Président ONG » frontières sans kif »

Email: frontieressanskif@gmail.com

Téléphone: 00 33 629 561 5 64

Le Maroc fâché contre l’Algérie.

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Le Maroc est fâché contre l’Algérie. Les exigences exprimées par le ministère algérien des Affaires étrangères conditionnant la ré-ouverture des frontières communes entre les deux pays a fait sortir les Marocains de leur réserve. 

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Le ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération a affirmé, jeudi dans un communiqué, qu’ il « ne peut que dénoncer, vigoureusement, l’esprit et la lettre de ces déclarations et regretter vivement ces positions anachroniques dans leur démarche et injustifiées dans leur substance ».

La tiédeur, voire même la froideur, des relations entre les deux pays a été renforcée mercredi lors de l’allocution du ministre algérien des Affaires étrangères sur une chaîne de télévision russe. Mourad Medelci a évoqué les relations algéro-marocaines, reconnaissant une “amélioration évidente”. Mais il a ensuite évoqué certains problèmes aux frontières tels que le trafic de drogue, estimant que l’Algérie “était presque visée” avant de souhaiter une “collaboration de la part du Maroc frère pour lutter contre le trafic de drogue”.

Au final, le ministre algérien a mis trois conditions à la ré-ouverture des frontières terrestres entre l’Algérie et le Maroc. Il s’agit notamment de la coopération sécuritaire, du contrôle du trafic de drogue ainsi que de la contrebande, et la non-implication de l’Algérie dans le conflit du Sahara Occidental.

Cette troisième exigence algérienne relative au Sahara Occidental a déplu à Rabat. Le communiqué marocain précise en effet qu’ainsi « l’Algérie rompt unilatéralement un accord, convenu au plus haut niveau et réitéré à maintes reprises, de découpler la gestion du dossier du Sahara marocain de l’évolution des relations bilatérales ». « Le Maroc prend, aujourd’hui, à témoin la communauté internationale face à cet énième reniement par l’Algérie des engagements pris et à ce nouveau revirement par rapport aux approches convenues », lit-on encore dans le communiqué.

 Essaïd Wakli

 

Création de l’ONG « frontières sans Kif »

Communiqué du 1er Octobre 2014 

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L’ONG ” Frontières sans Kif ”, créée  le mercredi 1er octobre 2014, a pour objectif de mener des actions de prévention et d’information en direction des peuples algérien et marocain.

Elle aussi  vocation aussi de sensibiliser la communauté internationale afin de pousser les gouvernements algérien et marocain à mettre en place des politiques publiques réellement efficaces de lutte contre le trafic de drogues à la frontière algéro-marocaine, trafic qui ne cesse, au fil du temps, de prendre de plus en plus d’importance.

Trafic d’autant plus inadmissible et incompréhensible que la frontière entre l’Algérie et le Maroc  longue de 1600 kilomètres est fermée depuis vingt ans..

En effet, le coût de cette fermeture des frontières qui contribue fortement à l’absence d’une réelle union économique maghrébine est estimé à 7.5 milliards d’euros selon plusieurs. Cette perte correspond à 2 et 3 points de croissance et à des dizaines de milliers d’emplois en moins.